Paroles

Je ne vous parlerai pas d’elle, vous ne saurez pas comme elle est belle
Je ne vais pas gâcher une chanson
Il y a tellement de choses à dire, tant de thèmes sur lesquels écrire
Autres que l’amour et la passion
A quoi sert de vous raconter nos doux câlins, tendres baisers
Qui me transportent à chaque fois
Comme quand je tombe sur ses dentelles d’un regard presque accidentel
Qui emplissent mon cœur de joie

Je ne vous dirai pas qu’elle est celle pour qui mon cœur bat
Elle est ma perle rare qui restera dans ma mémoire

Je sortirai pas de mes entrailles les quelques milliers de détails
De sa sublime délicatesse
Je n’épiloguerai pas des heures sur celle qui fait mon bonheur
Ses jambes, ses lèvres et ses fesses
Les cheveux noués en catogan, le regard un peu innocent
Quand elle murmure je t’aime cailloux
Vous ne saurez pas que je frissonne quand elle m’appelle, quand elle me nomme
De ces sobriquets rien qu’à nous

REFRAIN

Toute façon c’est bientôt fini, je vais pas écrire une litanie
Relatant notre histoire d’amour
Déterminée et opiniâtre, mais pas lunatique, acariâtre
La vie est facile tous les jours
Ca y est cette fois c’est terminé, les chansons d’amour c’est suranné
Je vais pas user inutilement
Mon temps, ma plume et mes idées pour dévoiler au monde entier
Mes émotions, mes sentiments

REFRAIN

Je me retrouve à ses genoux quand elle use de ses atouts
Pour obtenir ce qu’elle désire
Par d’habiles manipulations auxquelles je ne peux dire non
J’aime bien trop lui faire plaisir
Et bien que ça ne me déplaise, j’aimerais être assez balèze
Pour réfléchir avec raison
Cette diablesse, enchanteresse à qui j’avais fait la promesse
De ne plus écrire de chanson

Mais ne m’en voulez pas, elle est celle pour qui mon cœur bat
Elle est ma perle rare qui restera dans ma mémoire
Et même si nous venions à nous quitter, jamais je ne l’oublierais
Elle est ma perle rare qui restera dans ma mémoire  x3

Elle me dit que c’est son mentor, son phare dans la nuit
Que ses principes sont si vrais, qu’ils dirigent sa vie
Si elle est pessimiste, c’est à cause de lui
Et de ses lois, Murphy

C’est en tombant qu’on apprend, pour elle, qu’on se fait mal
Il y a du bien en toutes choses, elle ne voit que le mal
C’est dans l’échec qu’on progresse, pour elle, qu’on chavire
C’est Schtroumpf grognon en pire

Déprimée, poisseuse héréditaire
Elle voit le verre à moitié vide
Elle tient cela de son père, elle dit

A quoi ça sert d’aimer puisqu’on va souffrir
A quoi ça sert de rire puisqu’on va pleurer
A quoi ça sert les potes puisqu’ils vont nous trahir
A quoi ça sert de vivre puisqu’on va tous crever

Pour elle au dernier endroit où tu cherches, tu trouveras la chose
On le voit toujours moins cher ailleurs quand on achète quelque chose
Au super U, dans les bouchons, systématique
La file d’à côté avance toujours plus vite

Elle dit souvent, si j’étais toi je ne ferais pas ça
S’il y a une chance pour que ça rate, ça ratera
Et s’il n’y en a aucune, ça ratera quand même
Toute solution amène de nouveaux problèmes

Déprimée, poisseuse héréditaire
Elle voit le verre à moitié vide
Elle tient cela de son père, elle dit

REFRAIN

A quoi ça sert d’aimer puisqu’on va haïr
A quoi ça sert de rire puisqu’on va pleurer
A quoi ça sert les potes puisqu’ils vont nous trahir
A quoi ça sert de vivre puisqu’on va tous crever

Les poux sont à l’homme ce que l’homme est mien
Ils grouillent sur mon écorce sans me faire du bien
Tous ces parasites du nom vernaculaire d’humains
Le jeu qu’ils préfèrent est de perforer
Ma peau, c’est l’enfer, j’en ai assez
Ils abattent les conifères qui les font respirer
Les conneries qu’ils profèrent me font rigoler
La masse prolifère sans se réguler
Je ne pourrai bientôt plus nourrir l’humanité
Alors pour me défendre, ils pourront le comprendre, j’espère
Comme avertissement, un tsunami, un volcan
Ils sont en train de tuer leur mère, leur Terre

GAÏA…
Leurs mégapoles sont mon eczéma
En quelques milliers d’années voilà le résultat

Ils utilisent mon sang comme carburant
Pour propulser à deux-cents leurs engins déments
Le travail de leurs hommes surdoués soi-disant
Il y a autant de vivants que de gens tués
Depuis le début de l’humanité
Bientôt dix milliards, le chaos assuré
Alors pour me défendre, ils pourront le comprendre, j’espère
Pour leur donner une leçon, tornade, inondation
Ils sont en train de tuer leur mère, leur Terre

REFRAIN

Quand même quelques écolos, des mecs responsables
Qui parlent recyclage, développement durable
Au milieu des égoïstes, rares sont les gens affables
Qui pensent à ma survie sans ne penser qu’à eux
A tous les humains qui passeront derrière eux
Qui retrouveront le monde à sang et à feu
Je suis couverte d’ecchymoses et tant pis si j’implose, je vais le faire
Comme dernier avertissement, un énorme tremblement
Ils sont en train de tuer leur mère, leur Terre

GAÏA…
Si je cours au trépas
L’humanité tout entière s’éteindra avec moi

REFRAIN

10 ans, c’est l’âge où l’on avance les mains dans les poches et les poches remplies
De rêve, de candeur, de rire, de bonheur sans le moindre souci
10 ans, c’est le départ grincheux de la course effrénée,
face aux temps assassin qui viendra nous reprendre  x 2
ce qu’il va nous donner

20 ans, plein de vie et d’entrain, on porte la jeunesse comme unique trophée
Insouciant et rêveur, on parcourt le monde en quête de liberté
20 ans, n’ayant peur de rien, on fonce droit devant,
sans jamais s’arrêter, on emmerde le temps  x 2
tant qu’on a la santé

Ainsi va la vie, elle file à toute allure, elle file au gré du temps,
Les saisons vont et viennent incorruptiblement
L’immuable amertume du temps

30 ans, l’heure du grand amour, le début des projets, on devient raisonnable
Les écueils épars, la force et l’expérience nous rendent responsables
30 ans, on a tant surmonté mais tant reste à venir,
la peur et le chagrin, la joie et le plaisir  x 2
nous verrons bien demain

50, un relent d’amertume, année après année on redescend la pente
Les enfants n’en sont plus, ils traversent, rebelles, la crise adolescente
50, le demi-siècle est là, on trace le bilan
de ces années passées, en se remémorant  x 2
ce qu’on aurait pu changer

REFRAIN

60, comme un coup de massue qui viendrait nous frapper, on réalise enfin
La retraite a sonné, on croit avoir le temps mais la course prend fin
60, le souvenir brûlant de ces années passées
éphémères et troublantes, si vite écoulées  x 2
la vie évanescente

80, la mémoire s’enfuit avec les souvenirs, tout ce qu’il nous restait
Les yeux au firmament, on se demande bien ce qu’il y a après
80, Le teint morne et diaphane, la mine déconfite,
le corps en lambeau, tout est passé trop vite  x 2
mais tout va s’arrêter

REFRAIN

J’suis une éponge, un mouton, je suis les autres sans conviction aucune
D’un côté il y a les leaders, moi je fais parti des suiveurs, j’assume
A l’école je ne levais jamais la main
Si je fume c’est pour faire comme les copains
La guitare, c’est une idée du voisin

Au restau, je sais pas quoi prendre, je demande au garçon d’attendre, patientez
Il me conseille et je l’écoute, du coup ce sera pâté en croute, fais chier
Il me demande, un peu de vin, une petite entrée
Et c’est comme ça tout le dîner
Du coup moi qui ne voulais pas trop dépenser
56 balles Apéro, entrée, plat, fromage, dessert, café

Je suis comme tu es, je hais comme je suis mais bon tant pis
C’est la vie, je te suis, il suffit que tu sois mon ami
Alors mon discours devient
Je m’en fous, si tu le dis, pourquoi pas
Je te suis, si tu veux, peu importe, ça me va
Comme tu le sens, pas d’avis, peu m’en chaut, on n’a qu’à faire ça
Idem, pareil, ok, ah bon, je sais pas

Si on vous appelle de je ne sais où pour un sondage un peu chelou, que faites-vous ?
Moi je dis oui et c’est relou, ça prend 3 heures, ça me rend fou j’avoue
Mais je ne peux vraiment pas m’en empêcher, je n’ai aucune personnalité
Si t’es Charlie, je suis Charlie, si t’es Paris, je suis Paris aussi

REFRAIN

Fais attention, ne me dis pas, saute du pont, allez mon gars, je le fais
Si pour cette chanson, tu désires que je l’arrête sans la finir, ok

C’est l’effet cacahuète quand je la vois passer
Je la suis de la tête une fois, cent fois, je ne peux plus m’arrêter
Il faudra bien qu’un jour je me décide à l’aborder
Transformant mes rêves en réalité
Sa poitrine généreuse, ses cheveux blonds comme le blé
Cela ne fait aucun doute, c’est une fée

C’est l’effet papillon, quand elle cligne des yeux
La terre ne tourne plus rond, dans mon cœur c’est le feu
Je lui parle mais lorsqu’elle me sourit
Mon envie, ma passion, mon désir s’en vont
Elle a les dents pourries

Je peine à contenir mon aversion soudaine
Cette envie de vomir pour sa dentition inhumaine
Il faudrait à tout prix que je sorte de son monde
Mais elle a l’air de m’apprécier la belle blonde
J’imaginais nos gosses, je nous voyais mariés
Pour sûr, c’est pas la bonne, j’suis défait

C’est l’effet papillon, quand elle cligne des yeux
La terre ne tourne plus rond, dans mon cœur c’est le feu
Je m’enflamme mais lorsqu’elle me sourit
Mon envie, ma passion, mon désir s’en vont

Un mensonge en entraîne un autre, c’est l’effet boule de neige
Elle resserre son filet, me voilà pris au piège
Tout à coup je me prends une claque sans crier gare
Je lui ai juste dit qu’elle ressemblait à Joey Starr

C’est l’effet papillon, quand elle montre ses dents
La terre ne tourne plus rond, c’est tout pourri dedans
Je me casse, elle ne me sourit plus
Mon envie, ma passion, mon désir n’existent plus

C’est l’effet papillon, quand elle montre ses dents
La terre ne tourne plus rond, c’est jaune, noir et blanc
Je me casse, elle ne me sourit plus
Mon envie, ma passion, n’existent plus
Elle a les dents foutues

Il est vrai de dire que l’homme a muté
Passé d’un stade primitif à évolué
Il est vrai de dire qu’avant c’était pas ça
On tuait seulement pour se nourrir et puis voilà
Il est vrai de dire que l’égoïsme a pris le dessus
On condamne la Terre sans issue
Il est vrai de dire que l’homme est con
Etant un homme selon Socrate

Je suis compagnon de la modernité, de l’évolution
Je suis consterné par la connerie humaine, les erreurs accumulées
Je suis conditionné par tous les médias, par la société
Je suis condamné, damné

Heureusement j’ai moins d’égo que tous ces hommes puants
Qui pour une baston de regards flingueraient leur opposant
Heureusement j’ai moins d’égo que tous ces pourris
De politicos, Sarko, Hollande et compagnie
Heureusement j’ai moins d’égo que tous ces hauts-placés
Qui gouvernent le monde à coups de bombes
J’ai moins d’égo que tous ces cons
Mais étant un homme selon Socrate

REFRAIN

Pourquoi continuer ainsi et ne pas se remettre en question
Agir comme des abrutis

On est compagnon de la modernité, de l’évolution
On est concerné, quand on parle de chômage, d’attentat, de liberté
On est conditionné pour obéir aux lois, ne pas nous rebeller
On est condamné, damné

REFRAIN

J’ai connu Sean Connery, le James Bond quand j’étais p’tit
J’aurais donné mon diabolo pour être comme lui
J’ai connu l’argentique, remplacé par le numérique
On a enterré super vite le super huit

J’mangeais du Milka Lila Pause, à la récré à chaque pause
Du haut de mon mètre vingt je voyais la vie en rose
Dans les classes, le TBI a remplacé le tableau noir
Et mon esprit commence à broyer du noir

Et je n’ai que 30 ans, 30 ans, à 30 ans je cours déjà après le temps
Je n’ai que 30 ans, 30 ans, à 30 ans je cours déjà après le temps

J’ai connu Reggiani, qui chantait les loups dans Paris
J’adorais sa voix grave et son chant d’Italie
J’ai vu la fin de la Game boy, j’ai vu naître et mourir les Pogs
C’était le boom Boys Band à mon époque

Je pianotais sur minitel, maintenant j’envoie des e-mails
Je me crée un groupe d’amis virtuels
J’ai vécu au XXème siècle et changé de millénaire
A présent, s’offre à moi une nouvelle aire

REFRAIN

J’ai connu le Club Dorothée, Nicky Larson et les Musclés
J’ai découvert la Téléréalité
Avant on consommait moins, tout était réutilisable
Avec ma génération on est dans l’aire du consommable
On change de boulot, de chemise, comme on change de portable

J’ai vu naître les Euros tout en disant adieu aux Francs
Un système monétaire ça change pas si souvent,
ça change pas si souvent

REFRAIN

Alors plus tard, le chômage disparaîtra, on pourra choisir le climat
On guérira les cancers et construira des voitures volant dans les airs

Dans 30 ans, 30 ans, j’ai 30 ans oui mais les enfants du présent
Dans 20 ans, approuveront sûrement, à 30 ans, on court déjà après le temps x4

Je criais ton prénom en rentrant de l’école
Mes problèmes s’effaçaient dès lors en respirant
Les effluves d’épices émanant des casseroles
T’étais là, toujours là, m’accueillant tendrement

Comme j’étais fier quand les gens te disaient
Qu’il est beau ton enfant, il ressemble à sa mère
Mais sous ton faux sourire, bien des peines tu cachais
L’amour pour tes enfants te fut salutaire  x2

Mon Dieu comme c’était doux de grandir avec vous
Au milieu des montagnes où l’amour était roi
Mon Dieu comme c’était doux de grandir avec vous
Au milieu de mes sœurs, le bonheur c’était ça

Un peu trop électrique mais profondément bon
A cheval, immuable, sur les grandes valeurs
Qui m’ont coûté cent fois, fessées et punitions
Mais un père éclectique qui donnerait son cœur

En voiture tous les deux à l’abri des envieux
La langue de Molière, je t’écoutais parler
J’apprenais passionné, insouciant et curieux
Je te dois mes chansons pour ces belles années  x2

REFRAIN

Nous vivons éloignés, la vie est faite ainsi
A chaque retrouvaille on se souhaite le meilleur
Mais le meilleur c’est lorsque nous sommes réunis
L’amour inextinguible me réchauffe le cœur  x2

REFRAIN

Certaines tâches d’ombre pour quelques désaccords
Quand je fais le bilan, je les retiens tout de même
Mais humain vous restez et qui n’a jamais eu tort ?
Je l’ai dit bien trop peu, mes parents, je vous aime
Je l’ai dit bien trop peu, papa, maman, je vous aime

Quand tu pars le matin, j’ai la boule au ventre, j’suis en stress
De penser que dans la rue, un mec regarde tes fesses
En flippe, je laisse couler, j’ai pas de moyens d’agir
Pour te faire rester, pour te faire réagir
Je vis de doutes et de craintes, le palpitant à trois-cents
De peur, en sueur, le cœur en manque de sang
A cent à l’heure j’attends, un appel de ta part
Pour me rassurer, à chaque fois que t’es quelque part
C’est vrai, je sais, je fais de cette lutte
Un combat fatidique, aporétique
Même si je sais que toi t’as pour éthique
Le respect, la confiance, tu pratiques, communiques
Et moi comme un blaireau dès que t’as le dos tourné
Je regarde tes numéros pour voir qui t’a appelé
Je consulte tes mails, je fouille dans tes fringues
A la stupide recherche d’indices, ça me rend dingue

Jalousie, même si je sais que tu m’aimes, même si le problème
Te pourris la vie, la vie, pourtant je sais que tu m’aimes

Je t’adore amor, à mort, à tort pourtant,
J’suis pas assez fort pour partager mes sentiments
La balle est dans mon camp, dans mon cœur aussi
Je sais tout fout le camp, je supporte plus la vie
J’veux de l’amour fusionnel, infini
Perpétuel, pour penser mon cœur meurtri
Je veux que tu sois ma reine, je veux que tu sois mienne
Même si pour cette passion, j’dois y laisser ma vie
Ta beauté m’inspire, ta beauté m’aspire
Tu m’es si précieuse pour toi je respire
Cet amour fusionnel, une effusion mortelle
Si je lâche pas du leste, y’aura des séquelles
Dis-moi comment t’aimer sans te faire souffrir
Dis-moi comment t’aider et te faire sourire
Dis-moi, dis moi comment m’en sortir
Dis-moi s’il nous reste un avenir

REFRAIN
Pourquoi suis-je ainsi ?

Je voudrais me soigner, je voudrais guérir, je voudrais que tu m’aimes sans en souffrir
Je voudrais simplement vieillir à tes côtés
Je pète les plombs à chaque fois, tu sais, j’essaie de prendre sur moi
Et je te promets que ça va changer

Déjà tout petit, c’était effarant
Jamais l’anathème, caïd mais l’enfant brillant
Je rougissais vite, au moindre problème
Un peu trop timide, un peu trop peureux quand même

Je n’étais pas violent dans l’âme
J’étais un garçon bien élevé
De la résulte le drame
Qui me suis depuis que je suis né

T’es un mec bien, t’es un mec bien
C’est ce que me disent tous mes copains
T’es un mec bien, t’es super sympa toi Nico
J’suis un mec bien, j’suis un mec bien
Ça me fait une belle jambe tiens !
J’suis un mec bien, bien déprimé, ballot

A l’adolescence, rien n’a changé
J’étais un déprimant modèle de maturité
Une éthique solide, des valeurs surannées
Très peu de défauts, beaucoup de qualités

Je n’étais pas violent dans l’âme
J’étais un ado bien élevé
D’une gentillesse infâme
Incapable de me rebeller

REFRAIN

J’aurais voulu être un caïd
Diriger une bande, cracher par terre
J’aime les méchants dans les films
Les gangsters

J’aurais voulu être un rebelle
Braver l’interdit, risquer la prison
Comme ça avec les demoiselles
J’aurais eu l’air moins con

T’es un mec bien, t’es un mec bien
C’est ce que me disent toutes les filles
T’es mon ami, mon confident Nico
J’suis un mec bien, j’suis un mec bien
Pour elles, l’éternel copain
J’suis un mec bien, bien déprimé, ballot
J’suis un mec bien, bien déprimé, bravo
J’suis un mec bien, bien déprimé, plutôt

A l’heure où j’écris ces quelques lignes, seul
Le temps est un peu comme moi, pluvieux
C’que j’aimais ce temps là quand je vivais avec elle
C’que j’aimais vieillir dans ses yeux

Tout me plaisait, ses sauts d’humour, ses sauts d’humeur
Ses caprices inutiles, son arrogance parfois
Tous nos fous rires futiles qui duraient des heures
C’que j’aimais vieillir dans ses bras

J’ai tout sauf elle donc rien puisqu’elle est tout
La vie sans elle ne vaut vraiment pas le coup

Parfois, désabusé, aux heures sérotinales
Je repense, imbécile, à ces moments passés
Lorsqu’elle badinait sur ces choses banales
C’que j’aimais l’écouter parler

REFRAIN

Je voyais sottement notre amour immortel
Tant de mots tendres ainsi ne furent jamais voisés
Tant de choses sur le cœur quand je repense à elle
C’que j’aimais vivre à ses côtés

REFRAIN  x 2

Paroles

On a vécu de beaux jours ensemble
Tous les deux, c’est fou c’qu’on se ressemble
Tu t’en vas, pourquoi tout gâcher
Tu me quittes coûte que coûte quitte à le regretter
J’ai 2 trésors, ma bouteille et toi
Comprends-tu que ce soit difficile de faire un choix
Je suis si bien, plus de problèmes quand je bois
Dans alcool y’a cool et ça me rend comme ça
Dans ce bar où chaque soir, on m’a servi
Trouve l’anacyclique de ce mot, tu verras comme je suis
Bien dans ma peau quand je suis dans cet état
Dans alcool, y’a cool et ça me rend comme ça
Ne pars pas, ne pars pas
Je suis ivre, ivre de toi
Tu m’enivres, je suis si bien avec toi
Ne pars pas, ne pars pas
Je suis ivre, ivre de toi
Tu m’enivres, je suis raid dingue de toi, ne me laisse pas
Avec toi, je vis l’amour chimérique
A chaque fois que je te vois, c’est le coma idyllique
Peu à peu, mon esprit s’alambique
Ce mal colle à ma potomanie chronique
Pour te plaire, je suis un super zéro
Non pas superman mais dipsomane, l’alcoolo
T’es intelligente, drôle, belle et ça me ronge
Je t’en prie mon amour, pardonne-moi, passe l’éponge, non, passe le punch !

REFRAIN x2

J’entre dans la chambre étonné, on dirait un cambriolage
Des vêtements partout dépliés, ma copine est dans les parages
Pour la réception de ce soir, elle n’a plus rien à porter
Y a-t-il encore un espoir pour qu’elle arrête de délirer
Elle fait ses 35 heures semaine enfermée dans la salle de bain
Pour se faire belle, elle se démène, fard à paupières, blush, fond de teint
Elle est plus belle au naturel sans ces artifices miteux
Qui la rendent superficielle, elle aime la mode, c’est malheureux
Elle prend modèle sur les mannequins, se pèse deux fois tous les jours
Elle mange des légumes et du pain pour espérer maigrir un jour
J’ai beau lui dire qu’elle est sublime, qu’elle est belle comme un ciel d’été
Elle n’écoute pas, ce n’est pas un crime, elle est complexée
Mais je l’aime plus que tout, c’est comme ça
Elle sème les miettes de son cœur partout en moi
Lorsque l’on est en société, elle dévisage poliment
Non pas les hommes grands et musclés mais les nanas c’est effrayant
J’ai droit ensuite en rentrant à ses reproches sulfureux
Elle n’épargne pas les vêtements, le maquillage, la coupe de cheveux
A chaque fois qu’elle fait sa valise pour partir en vacances l’été
Je crois qu’elle monte une entreprise de prêt-à-porter
Pour d’autres tissus cotonneux, je ne donnerais plus ça va de soi
Ni carte blanche, ni carte bleue, stop ! Arrêtons-là

REFRAIN

Moi qui croyais qu’en elle, quelque chose n’allait pas
Je vois, je vois qu’en vérité toutes les femmes sont comme ça

REFRAIN

Si le thème entre nous c’est pourquoi
Nous on s’aime alors que l’on est si différent
C’est comme ça

A l’âge de raison mes parents m’embêtaient déjà
Ils ne me parlaient que de ça
Comparant la mienne à celle des autres enfants
Elle est plus petite c’est évident
J’n’en ai pas eu besoin pour arpenter primaire, collège
Mais l’âge critique du lycée fut le piège
Il a fallu que je m’en serve, ce ne fut pas brillant
Honteux, minable, vraiment
C’est bien dommage que ce ne soit pas héréditaire
J’aurais voulu en avoir une énorme comme mon père
Fusent les quolibets des goguenards incivilisés
Les sobriquets, j’vous les laisse deviner
Bien sûr c’est un petit peu gênant
Je la voulais grosse comme celle d’un éléphant
C’est sûr c’est un petit peu l’air con
Elle est semblable à celle d’un poisson
Quand par hasard mes amis, mes parents, mes ex
Abordent le sujet qui vexe
Cet handicap à l’origine de mon complexe
Dès que l’on ose parler de cela
Je change de tête, ils changent de thème c’est radical
Stoppant leurs conjectures de plus en plus banales
J’aime la mesurer même si je suis déçu d’avance
Au pied de la courbe de Gauss, pas de chance
Bien sûr c’est un petit peu gênant
Je la voulais grosse comme celle d’un éléphant
C’est sûr c’est un poil frustrant
J’ai la même qu’un garçon de 10 ans
Je sais qu’il existe des solutions pour l’agrandir
Je doute que la chirurgie puisse me servir
Mais je prends des cachets prescrits par mon médecin
Qui marchent d’ailleurs plutôt bien
Les problèmes sans limite, personne ne mérite
D’avoir comme moi une petite… mémoire
Bien sûr c’est un petit peu gênant
J’aurais voulu une mémoire d’éléphant
C’est sûr c’est un petit peu l’air con
J’ai la mémoire, la mémoire d’un poisson
Bien sûr c’est un petit peu gênant
Je la voulais grosse comme celle d’un éléphant
C’est sûr c’est un poil frustrant
J’ai la mémoire d’un garçon de 10 ans

Quand il n’y a plus le choix, toujours à la bourre
C’est là que j’agis quand il n’y a plus de recours
De par ma paresse, c’est toujours le stress
Quand on me voit bosser, c’est vraiment que ça presse
Tout autour de moi les autres sont pénards
Oisifs, détendus, je sens leurs regards
Voilà c’est parti, encore un défi
Ce DM de philo sera fait aujourd’hui
Procrastinateur
Toujours en retard, jamais à l’heure
Mon ennemi les dates butoirs
Je suis toujours, toujours, toujours, toujours en retard
Je suis un pro de l’impro
L’improvisation est mon seul crédo
Je sais procéder, produire, profiter
De la dernière minute, du dernier créneau
Je suis un pro de l’impro
C’est toujours dans l’urgence que je travaille le mieux
J’attends patiemment qu’arrive le moment
Le genre à mettre des buts dans les arrêts de jeu

REFRAIN

Procrastinateur
Toujours en retard, jamais à l’heure
Ma bête noire les dates butoirs
Je suis toujours, toujours, toujours, toujours en retard
J’actualise : pourquoi faire demain c’que l’on peut faire après-demain ?
J’avise en temps voulu, quand l’ultimatum me tient
Je ne m’organise pas très bien
A chaque vacance scolaire
Toujours la même galère
T’inquiète papa je gère

J’ai connu Sean Connery, le James Bond quand j’étais p’tit
J’aurais donné mon diabolo pour être comme lui
J’ai connu l’argentique, remplacé par le numérique
On a enterré super vite le super huit
J’mangeais du Milka Lila Pause, à la récré à chaque pause
Du haut de mon mètre vingt je voyais la vie en rose
Dans les classes, le TBI a remplacé le tableau noir
Et mon esprit commence à broyer du noir
Et j’n’ai que 26 ans, 26 ans, à 26 ans je cours déjà après le temps
J’ai connu Reggiani, qui chantait les loups dans Paris
J’adorais sa voix grave et son chant d’Italie
J’ai vu la fin de la Game boy, j’ai vu naître et mourir les Pogs
C’était le boom Boys Band à mon époque
Je pianotais sur minitel, maintenant j’envoie des e-mails
Je me crée un groupe d’amis virtuels
J’ai vécu au XXème siècle et changé de millénaire
A présent, s’offre à moi une nouvelle aire

REFRAIN x2

J’ai connu le Club Dorothée, Nicky Larson et les Musclés
J’ai découvert la Téléréalité
Avant on consommait moins, tout était réutilisable
Avec ma génération on est dans l’aire du consommable
On change de boulot, de chemise, comme on change de portable
J’ai vu naître les Euros tout en disant adieu aux Francs
Un système monétaire ça change pas si souvent,
ça change pas si souvent

REFRAIN x2

Alors plus tard, le chômage disparaîtra, on pourra choisir le climat
On guérira les cancers et construira des voitures volant dans les airs
Dans 26 ans, 26 ans, j’ai 26 ans oui mais les enfants du présent
Dans 20 ans, approuveront sûrement, à 26 ans, on court déjà après le temps

J’suis en cavale, qu’ai-je donc fait mon dieu
Je désirais simplement qu’on soit heureux nous deux
Je voulais pas faire de mal, pas en arriver là
On m’avait prévenu, me l’avait dit cent fois
J’n’ai pas trop réfléchi à toutes les conséquences
Je me voyais déjà réussir d’avance
Depuis mon plus jeune âge on n’parle que de ça
Malgré ce vieil adage, faut être riche, sans quoi…
Pardon, pardonne-moi, j’voulais t’offrir ce qu’il y a de plus beau
Te couvrir de cadeaux, t’offrir le monde sur un plateau
J’en rêvais tant, t’en rêvais tant
Mais d’après toi, on pouvait être heureux
Sans ça
Devant les caméras, le stress m’a envahi
Planté là devant moi, il a fallu agir
Je l’ai fait taire, je n’ai pas eu le choix
Je regrette crois moi, j’ai perdu mon sang-froid

REFRAIN

C’est en prison qu’est mon avenir maintenant
Adieu le luxe, la belle vie que je voulais tant
Je t’abandonne, ne m’en veux pas
Tu vas devoir continuer sans moi, sans moi

REFRAIN

Pardon, pardonne-moi, j’voulais t’offrir ce qu’il y a de plus beau
Te couvrir de cadeaux, t’offrir le monde sur un plateau
J’en rêvais tant, t’en rêvais tant
Mais après ça tu devras être heureuse
Sans moi

J’ai lu dans mon horoscope que j’allais perdre du poids
J’ai attaqué un régime depuis là
J’ai perdu 1 kilo en m’acharnant comme un malade
A bouffer des haricots et de la salade
J’ai lu le même jour également
Que j’allais perdre de l’argent
J’ai acheté pour mille euros de produits amincissants
L’horoscope l’avait prédit, c’est dément
Et moi, et moi j’y crois dur comme fer
L’horoscope est ma lumière
Et moi, et moi j’en ai la passion
L’horoscope est ma raison
Je viens avant Verseau, Capricorne ascendant Gémeaux
J’aurais préféré Scorpion mais bon
En Chine, je suis le Buffle, toujours mieux que le cochon
Mais moins beau et moins classe que le dragon
Je connais tout de l’astrologie
Les progressions, la synastrie
Des directions primaires aux transits
L’Astroflash et le thème composite

REFRAIN

J’ai lu dans mon horoscope, orage dans l’air, en amour
Avec celle qui partage mes jours
Qu’as-tu à me reprocher, tentais-je de communiquer ?
Mais d’après elle, tout allait bien, elle a nié
Pourquoi ne veux-tu pas avouer
S’il y a un problème, il vaut mieux en parler
La querelle est arrivée, mes nerfs, explosant
L’horoscope l’avait prédit, c’est dément

REFRAIN

J’ai entendu ce matin mon horoscope à la radio
La rubrique santé c’était pas beau
J’espère que je n’ai pas un cancer, sinon je craque
Je déteste ce signe du zodiaque

REFRAIN

Quelques mots ordonnés sur un bout de papier
Un début, une fin, le tour est joué
Celles à l’oral qui créent les conversations
Les fadaises, les morales, les Maximes, les dictons
Celles de Père Castor qui me rappellent mon enfance
Les histoires que l’on raconte pour endormir la descendance
Celles sans lendemain qui laissent un goût d’inachevé
Les histoires du mal et du bien, les mystérieuses, les ânonnées
Celle que je préfère parmi toutes les histoires
C’est celle sans conteste qui me redonne espoir
C’est mon histoire d’amour avec toi ma belle
C’est notre histoire d’amour la plus belle
Comme on entend parfois, l’amour donne des ailes
Mais toi t’en a déjà, mon ange, ma belle
Les histoires à tiroir dans les cours de récré
Que déblatèrent les enfants à la volée
Celles qu’on a déjà entendues des dizaines de fois
Que nous racontent les grands-parents à chaque fois qu’on les voit
Les histoires mensongères de la politique
Pour nous faire tendrement rêver d’un monde idyllique
Les histoires drôles, vecteur social, que l’on use à foison
Pour détendre l’atmosphère, j’les retiens jamais de toute façon
Celle que je préfère parmi toutes les histoires
C’est celle sans conteste qui me redonne espoir, même quand tout est noir

REFRAIN

Celles qui livrent des arcanes, les térébrantes qui laissent pantois
Celle de France, du monde, celles sans chute parfois
Les anecdotes, les histoires de cœur, de fesses, de fous
Les proverbiales, celles à dormir debout

REFRAIN x3

Je sais que Charles Martel a donné son nom au champagne
Je sais que Montpellier, Quimper sont à la montagne
J’sais jamais si police s’écrit avec un ou deux « s »
Et oui j’ai déjà pris le bateau pour aller à Metz
Je connais par cœur le Pont Mirabeau de Baudelaire
J’ai lu et adoré les Fleurs du Mal d’Apollinaire
Je sais que Parkinson est un animateur télé
Je sais même dire week-end en anglais
Peut-être, je manque de culture
Mais j’apprends au fur et à mesure
Dans les séries américaines à la télé
Comme un champ de blé en hiver, j’suis culturé
Je sais que j’aime les pommes vertes mais pas les Granny
Que les habitantes du Maroc sont les maroquineries
J’sais pas si j’aime la Lettonie, jamais goûté
J’sais pas non plus la Moussaka, j’y ai jamais mis les pieds
Quand on me demande pour qui je vais voter
Aux présidentielles je suis bien embêté
La politique je n’y connais rien du tout
Je réponds « Pompidou et pis c’est tout ! »
Je sais, je manque de culture
Mais j’apprends au fur et à mesure
Dans les émissions de téléréalité
Comme un champ de blé en hiver, j’suis culturé
« Ta femme porte la culotte mon vieux », je l’entends tout le temps
J’sais pas comment ils savent sans qu’elle se mette en sous-vêtements
Et quand pour la musique on me dit que j’ai de l’or au bout des doigts
Ni une, ni deux, je regarde mes doigts
J’ai appris récemment que c’était des expressions
Qu’il fallait pas tout prendre au pied de la lèpre mais bon
J’ai pourtant acheté « la Culture générale pour les Nuls »
Mais ça rentre et ça ressort, ma mémoire est ridicule
C’est sûr, je manque de culture
Mais j’apprends au fur et à mesure
En écoutant Jean Claude Vandamme parler
Comme un champ de blé en hiver, j’suis culturé
On peut pas tout connaître, comment pourrais-je savoir
Si l’adjectif qualitatif s’accorde comme une guitare
Il y a encore pas longtemps j’étais certain que Jules César
C’était une marque de pâtée pour chiens, t’as qu’à voir
Je ne bénis pas mes neurones usés jusqu’à la corde
Mais je bénis le correcteur orthographique de Word
Je bénis les béni-oui-oui parce que j’suis comme eux
Je n’suis pas très « fut-fut » mais je n’suis pas malheureux

REFRAIN x 3

Comme un champ de blé en hiver, j’suis culturé
Comme un champ de blé en hiver, j’suis cultivé

J’m’en fous, quand je s’rai plus grande
J’aurai pas de compte à rendre
Vivement que je sois majeure et vaccinée, majeure et vaccinée
Je pourrai faire ce que je veux, à moi la liberté
Et toi, oui toi,
Heureusement que t’es là, avec moi
Tu me comprends sans me juger, sans me juger
J’peux te raconter mes blèmes au collège avec qui tu sais
T’es cool, t’es chouette, t’es frais
Tu gères, t’assures, tu es
Tu es le seul ami qui jamais ne me trahi
A l’écoute de ma vie, de mes soucis
Tu es le seul ami qui jamais ne me trahi
Tu es super génialissime, mon journal intime
Ras le bol de mes vieux
J’ai jamais vu pire qu’eux
Ils sont têtus comme des statues, comme des statues
Ça saoule d’être ado, j’en peux plus
Diariste, guitariste, je suis veule
Utopiste, fataliste, je suis seule

REFRAIN

C’est mon cœur, mon âme, retranscrits sur papier
C’est mes rêves de femme, ma vie condensée
C’est le plus beau jour de ma vie
Je suis heureuse, aujourd’hui
Ma mère me laisse aller au ciné avec qui tu sais
Et peut-être qu’après il va m’embrasser
A plus, ciao, bye bye
On m’appelle pour manger, faut que j’y aille mais sache

REFRAIN

Tu es super génialissime, j’ai la conviction intime
Que t’es un ami rarissime, un copain anonyme
Je galère pour trouver des rimes en « ime », mon journal intime

Entre la piété, la pitié, l’impiété, l’appétit mon ami
C’est la pitié que je ressens pour toi aujourd’hui
Tu as tellement à apprendre quand tu es amoureux
Tu verras, tu comprendras quand tu seras preux
Elle t’a largué et après, t’as bien vécu 20 ans sans elle
Me dit pas qu’elle est toute ta vie, que tu n’existes pas sans elle
En tant qu’ami c’était mon rôle de baratiner les clichés
T’étais trop bien pour elle mon vieux, une de perdue, dix de retrouvées
Relax, relax mec un max
Viens boire un coup pour oublier tout et reparler du bon vieux temps
Relax, take it easy Max
Je sais c’est pas marrant mais soit fort et résilient
Elle t’a mené en paquebot avec son nez de Pinocchio
Sa crinière de feu, sa bouche et ses yeux, son bagou, son culot
Elle t’a promis monts et merveilles, le bonheur pour la vie
Mais dans ton cœur, tes yeux, le soleil a laissé place à la pluie

REFRAIN

Elle est sexy et après, elle n’est ni drôle, ni tolérante
Elle a le QI d’un poisson mort, un peu frimeuse, un peu chiante
Heureusement elle est unique, c’est jamais marrant les râleuses
Avec les potes on la surnomme, en deux mots : la rousse péteuse

REFRAIN

Ton cœur centrifuge m’éloigne de toi
Tu me vois sombrer, tu ne bouges pas
Le déni non, tout mais pas ça
Mon corps ignifuge n’est pas salvateur
Quand t’immoles par le feu mon bonheur
Le brasier de ton âme me fait peur
Je sens la fragrance de ma liberté
Liberté que je hais, fais moi prisonnier
Enchaîne-moi, enchaîne-moi
J’accomplirai tes désirs
Jette-moi, prends-moi, fais tout ce que tu veux de moi
Ne serait-ce pour un sourire
Enchaîne-moi, enchaîne-moi
Laisse-moi te reconquérir
Si t’avais attendu un instant de plus
Que la mort me prenne
J’aurais disparu mon ange déchu
dans la géhenne
Je vendrais mon âme, au monde des flammes
pour te retrouver
N’aie peur du blâme, enfonce la lame
dans mon cœur brisé
Fantôme, zombie, contemplateur
Décide de ma vie, entache mon honneur

REFRAIN

Joue avec mon cœur inflammable
Laisse-moi juste être ton consommable
L’objet de tes caprices, mes délices, tes supplices, emprisonne-moi

REFRAIN

Moi qui cherchais une fille douce et affectueuse
Une qui sent mes problèmes et descend les poubelles
Je suis tombé sur une plutôt défectueuse
Qui encombre les décombres de mes ruines amoureuses
J’me fais pas de bile, elle n’est pas débile, juste différente
En prime, elle déprime, j’n’ai pas beaucoup de chance
Au moment où je l’emballe, elle m’arrête et déballe
Les problèmes de son chien, son acné, son enfance
J’me délivre, lui passe le livre de Dolto mais quand j’y pense
J’me fais pas de bile, elle n’est pas débile, juste différente
Je me bats, me débats pour essayer de l’oublier, il vaut mieux
Elle a plein de défauts, il faut le dire mais j’en suis tombé amoureux
Ça vaut ce que ça vaut, je ne suis pas dévot
Mais plutôt dévoué à l’aimer la fille en D
Elle ment comme elle respire, c’est dément, c’est l’enfer
Elle déboule pour se plaindre, je me mets en boule, ça l’indiffère
Elle pose ses mains sur mes joues et déjoue ma colère
Elle me teste, je déteste, je suis bien trop fier
J’me fais pas de bile, elle n’est pas mal habile, juste différente
Quand elle mange, ça me démange, j’ai envie de vomir
Elle se sert un dessert et puis un autre pour le plaisir
Elle est jeune mais elle déjeune comme une ogresse j’ai beau lui dire
Fais attention, mais non, elle aime bien trop me contredire
J’me fais pas de bile, elle n’est pas débile, non, juste différente
Je me bats, me débats pour essayer de l’oublier, il vaut mieux
Elle a plein de défauts, il faut le dire mais j’en suis tombé amoureux
Depuis quelques temps, c’est une erreur sûrement
J’ai peur de l’avouer, elle est ma fiancée
Célérité je sais, le risque je l’encours
Seigneur de céans elle l’est de l’océan d’amour
J’étais célibataire, cézigue à mon secours
Nous voilà fiancés, c’est parti pour un tour
Vous faites pas de bile, je ne suis pas débile, j’suis amoureux
Pour citer cet adage, célèbre et vérifié
L’amour bien des fois provoque cécité
Malgré nos différences, notre union est scellée
Je n’étais pas censé céder, me voilà prisonnier
Vous faites pas de bile, tout est facile, j’suis amoureux

REFRAIN

J’arrive à 80 printemps, autant d’étés, autant d’hivers
Je n’en ai plus pour très longtemps, j’ai été fils, père et grand-père
Veuf mais jamais remarié, la solitude dans la peau
La retraite pourtant cotisée ne paierait pas mes oripeaux
Sans ma moitié, avec émoi, pour bien vivre jusqu’à la fin
Je n’ai pas vraiment eu le choix, il a fallu me prendre en main
J’ai alors opté malhabile pour la solution évidente
Tout serait tellement plus facile si j’avais cette rente
Evanescente tourterelle
Envolée pour l’au-delà
Je suis bien seul depuis des mois
Depuis qu’elle est partie ma belle
Je suis victime d’hypertension
Me voilà au régime sans sel
Sans celle que j’aime
Tous les requins mis au parloir, tentant de plumer mes vieux os
Ennemi pour tous, provisoire mais ami quand je serai là-haut
Manœuvrent avec élégance pour s’emparer de mon souvenir
Ce projet à l’adulescence, mon logis, havre de plaisir
Ils me parlent avec éloquence des vétilles, de la météo
Je sais fort bien que cette engeance me manipule avec brio
Ils ne seront pas les derniers à cracher sur ma tombe hélas
Puisque pendant toutes ces années, j’ai la maison à leur place
Evanescente tourterelle
Envolée pour l’au-delà
Je suis si seul depuis des mois
En équilibre sur la passerelle
De la vie, nu comme un ver
Comme un cheval sans selle
Sans celle que j’aime…